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TOULOUSE - CHARLEVILLE

SAMEDI 3 OCTOBRE A DOMICILE

24 septembre 2026

Flammes Carolo : un premier choc à domicile pour mesurer les ambitions du TMB

Le samedi 3 octobre à 20h, le Petit Palais des Sports accueillera le premier match à domicile de la saison du Toulouse Métropole Basket. Et pour ouvrir cette nouvelle campagne devant son public, le TMB ne pouvait guère tomber sur adversaire plus révélateur : les Flammes Carolo Basket Ardennes, l'une des formations installées dans le haut de tableau du basket féminin français.

Charleville, une équipe du Top 4 français

Pour comprendre la dimension de l'affiche, il suffit de regarder la saison dernière. Charleville-Mézières a terminé 3e de la saison régulière de Boulangère Wonderligue, avant de rejoindre les demi-finales des playoffs. Les Ardennaises avaient notamment signé l'un des retournements de situation les plus spectaculaires de l'histoire récente du championnat : battues de 26 points par Villeneuve-d'Ascq en quart de finale aller, elles avaient renversé la série en s'imposant 104-77 au retour. Leur parcours s'était finalement arrêté face à Bourges en demi-finale.

À cette dimension nationale s'ajoute une véritable expérience européenne. Les Flammes ont disputé l'EuroLeague Women en 2025-2026 et tenteront à nouveau de rejoindre sa phase régulière cette saison. Avant même leur déplacement à Toulouse, elles auront ainsi affronté le KP Brno le 23 septembre dans le tour qualificatif de l'EuroLeague, avec potentiellement Venise comme deuxième obstacle.

Autrement dit, le 3 octobre, Toulouse ne recevra pas simplement une bonne équipe de Wonderligue : il recevra une formation construite pour évoluer au niveau européen.

Un mercato basé sur la continuité

La principale force des Flammes est peut-être justement de ne pas avoir bouleversé leur effectif. Romuald Yernaux a fait de la stabilité l'axe central de son projet : huit joueuses de l'effectif 2025-2026 sont conservées, parmi lesquelles Noémie Brochant, Coline Franchelin, Tiffany Clarke, Vaciana Gomis, Ténin Magassa, Maïa Hirsch, Isabelle Strunc et Liliana Banaszak.

Le recrutement a donc été davantage chirurgical que révolutionnaire, avec trois arrivées particulièrement intéressantes :

  • Julie Pospisilova, internationale tchèque de 1,83 m, arrive de Lattes-Montpellier. Ailière très complète, capable de créer, de passer et d'écarter le jeu, elle possède déjà une solide expérience européenne. Le staff ardennais voit en elle une joueuse capable d'améliorer encore la circulation du ballon et la qualité du jeu collectif.

  • Koi Love constitue probablement le recrutement le plus spectaculaire. L'Américaine de 24 ans et 1,83 m arrive d'Elfic Fribourg après une première saison professionnelle remarquable. En EuroCup, elle tournait à 21,5 points, 11,3 rebonds et 2,3 passes, terminant troisième meilleure marqueuse et deuxième meilleure rebondeuse de la compétition. Puissante, athlétique et capable d'évoluer aux postes 3 et 4, elle apporte aux Flammes une dimension physique supplémentaire.

  • Wallen Rhennam, 17 ans, complète le groupe professionnel. Meneuse-arrière de 1,77 m passée par le Pôle France puis Charnay, elle incarne la volonté du club de continuer à développer les meilleurs jeunes profils français.

Noémie Brochant revient à Toulouse avec un nouveau statut

Formée par le TMB, devenue championne de France de LF2 avec le TMB avant de rejoindre Charleville-Mézières en 2023, l'ancienne Toulousaine a changé de dimension. Devenue capitaine des Flammes, elle a franchi cet été une étape supplémentaire en intégrant le Phoenix Mercury en WNBA. Elle y a même signé plusieurs performances remarquées, dont un record personnel à 24 points face aux Los Angeles Sparks au mois d'août.

Elle sortait déjà d'une saison 2025-2026 très complète avec Charleville : 11,4 points, 4,2 rebonds et 3,8 passes de moyenne en championnat.

Ce retour au Petit Palais aura donc une saveur particulière : Toulouse retrouvera une joueuse passée par le club, devenue depuis une internationale et une joueuse de WNBA.

Et Brochant ne sera pas la seule ancienne Toulousaine sur le parquet. Isabelle Strunc, capitaine emblématique du TMB durant son long passage à Toulouse entre 2018 et 2024, fait également partie de l'effectif carolo. Sa spécialité reste parfaitement identifiable : le tir extérieur, qui en fait une menace permanente lorsque la défense lui laisse quelques centimètres.

Une équipe sans véritable point faible

Le danger de Charleville vient surtout de la complémentarité de son effectif.

À la mène, Coline Franchelin est la véritable chef d'orchestre du collectif. Le club la présentait encore au printemps comme la meilleure passeuse de la saison régulière et en a fait l'une des pierres angulaires de son projet à long terme.

Sur les ailes, les possibilités sont nombreuses : Brochant peut tout faire, Gomis apporte percussion et intensité défensive, Strunc sanctionne à longue distance, Pospisilova apporte taille et lecture, tandis que Koi Love offre une puissance physique inhabituelle à ce poste.

À l'intérieur, Tiffany Clarke apporte toute son expérience et sa régularité, accompagnée par deux joueuses françaises de grande taille : Ténin Magassa, 1,95 m, et Maïa Hirsch, 1,96 m. Liliana Banaszak, internationale polonaise capable d'évoluer sur les postes 3 et 4, ajoute encore de la polyvalence, du rebond et de la densité physique.

C'est précisément ce que recherchait Romuald Yernaux en construisant son groupe : polyvalence, intensité et complémentarité, davantage qu'une accumulation de individualités.

Toulouse entre immédiatement dans le grand bain

Pour les Pionnières, ce premier rendez-vous au Petit Palais constituera donc un test grandeur nature.

Charleville fait partie de ces équipes qui permettent de situer immédiatement le niveau d'un collectif : troisième du championnat la saison dernière, demi-finaliste des playoffs, habituée aux compétitions européennes, renforcée par une Américaine dominante en EuroCup et une internationale tchèque tout en conservant huit joueuses de son noyau dur.

Mais c'est aussi exactement le type d'affiche que le retour du TMB au plus haut niveau doit offrir au public toulousain.

TMB – Flammes Carolo, samedi 3 octobre à 20h au Petit Palais des Sports : pour la première à domicile, les Pionnières vont immédiatement se mesurer à l'un des poids lourds de la Boulangère Wonderligue.

Et avec Brochant et Strunc de retour à Toulouse, une candidate déclarée aux premières places et plusieurs joueuses de calibre international sur le parquet, cette première soirée possède déjà tous les ingrédients d'un match de gala.